30.11.13

"d'aventures à l'abri, on avance pour être heureux !"

- novembre au rythme des BO du dimanche soir - #11










  • à la recherche D'AVENTURES
Dimanche 03, tandis que cinq Bordelais promène Serge le Lama dans un tramway, moi je préfère ne pas m'arrêter : Bordeaux, Nice, Paris, en passant par l'Italie...
"D'aventure en aventure, de train en train, de port en port" , j'aime fuir ma ville pour regarder au loin, dehors.
Le lendemain, Serge Lama prend connaissance de l'information. Le chanteur expliquera s'être bien marré en découvrant l'histoire insolite de cinq jeunes alcoolisés allant chercher un lama dans un cirque pour le balader dans Bordeaux. Jusqu'à l'appelait Serge ? Le chanteur d'en plaisanter : "On ne pourra plus me dire que je n'ai pas un public jeune !"



  • 9 mois ferme... A L'ABRI
Dimanche 10, la sentence est tombée : "9 mois ferme" !
Loin d'être la peine perpétuelle, mais plutôt le pied dans la cellule où je me blottis pour écouter Camille... A l'abri, loin des yeux près du cœur, ici c'est du bonheur !


  • ON AVANCE et le monde ?
Dimanche 17, sur la route du Bassin d'Arcachon vient le temps des questions : "Est-ce ce petit pas  de danse que tu donnes au silence, qui fait que ce monde avance ?" Je ne sais pas mais je le fait !


  • POUR ÊTRE HEUREUX
Être heureux pendant 24h ? Oui oui, c’est possible grâce à Pharrell Williams. Son dernier coup d’éclat : un site compilant, sur 24h, plusieurs dizaines de personnes dansant, tour à tour, sur le son de « Happy ».  On retiendra que "Pharrell is genius. And he makes us happy". Cliquez-ici pour être heureux.


 #BOdudimanchesoir

31.10.13

"en retard pour la danse mais ensemble pour la culture"

- octobre au rythme des BO du dimanche soir - #10










  • EN RETARD... 
Dimanche 06, je n'étais pas au rendez-vous et vous où étiez-vous ? Il faut maintenant se plier au jeu des excuses et parfois l'inspiration vient à nous manquer. D'un coup, je convoque mes souvenirs d'ado (sur la bande FM des années 2004) et voilà que TRYO m'aide à trouver les mots : "Désolé pour hier soir" !
Désolé pour hier soir d'avoir fini à l'envers. La tête dans l'cul, l'cul dans l'brouillard. Les gars désolé pour hier. Désolé pour hier soir d'avoir fini à l'envers. Promis demain j'arrête de boire, hier c'était la dernière... 

  • UNE DANSE VIVANTE
Dimanche 13, au Grand Théâtre de Bordeaux : "Ein Stück von Pina Bausch("une pièce de Pina"), où la force du mouvement nous pousse à ressentir une transe collective... Sur une musique de STRAVINSKI, on assiste au "Sacre du printemps" , nous voilà habités, résolument vivants !


  • (être) ENSEMBLE / (chanter) ENSEMBLE
Dimanche 20, j'en arrive à douter, mais devant une expérience "Just Wow", je reste également persuadé qu'ensemble on peut faire énormément. La leçon est plus que jamais valable en musique.




  • POUR LA CULTURE
Dimanche 27, c'est la fin de la FIAC - Foire Internationale d'Art Contemporain, "It's not a perfect day" pour Lou Reed. Alors pour me changer les idées, j'aimerais déambuler sous la verrière du Grand Palais et basculer sur "FRANCE CULTURE" ! (entre anglais, allemand, français, livres, idées, politique, pensée, pratique et les mots d'Arnaud Florent Didier, souvenirs de 2009).






 #BOdudimanchesoir

21.10.13

Tout, vous saurez tout sur le bisou !

FACES B n°6 - "Quand la bise fut venue" ! - Automne 2013
Photo de UNE réalisée par Anthony Rojo, avec Anne Quimbre, la Papotiche




"je vous BISE très fort"





Pile ou face ?
Baiser religieux, baiser dangereux !
"Kissing nun" d'Olivier Toscani pour Benetton,
un choix immortalisé par Anthony Rojo
Envie de proximité, volonté d’échanger ou de se rapprocher qui nécessite tout de même d’y être autorisé, difficile de tenter l’expérience du baiser sans y être invité.

Loin du bisou fou qu’on dépose (presque) n’importe où, l’expérience du baiser en appelle forcément à plus d’intimité. Au-delà d’une simple politesse, expression de sentiments distingués, la bise s’assimile plutôt aux messages personnels subtilement envoyés : mon baiser régulier se teinte de familiarité, mon baiser appuyé empêche parfois l’amour de se faner, mon baiser d’intuition laisse paraître souvent de vives émotions…

Mais faut-il finalement vouloir tout décoder ? Sans recettes et sans présupposés, le baiser ne peut-il librement se donner, sans se faire annoncer ? Prenez garde finalement, méfions nous d’un tel acte et de sa réaction !

Ainsi, si la bise reste une affaire choix, offre personnelle qui ne se monnaye pas, inutile plus que ça de s’avancer vers moi… si celle-ci doit venir, sûr qu’elle arrivera !


Pour l’heure je m’autorise, ici parce que c’est vous,
non pas la fameuse bise, mais juste un « FACES Bisou ».

Bons baisers du comité de rédaction FACES B


Pour partager l'esprit FACES B, retrouver-nous sur FACE(S) BOOK.

7.10.13

DU SILENCE - hommage à Patrice Chéreau


Ce weekend j'ai pris le train pour Limoges... 


... Et ce soir, j'apprends que Patrice Chéreau ne prendra plus le sien.



Metteur en scène de théâtre et d'opéra, réalisateur et scénariste de cinéma, acteur français... Patrice Chéreau aimait souvent confondre son travail et sa vie. Une vie aux multiples facettes marquée par des recherches plastiques, des réflexions politiques et l'exploration des obsessions humaines...

Ce soir la nuit tombe, il nous reste son oeuvre, ses films, ses mots, LE SILENCE.


Du silence,
quand Thierry Thieû Niang écrit à Patrice Chéreau

"I Am the Wind / Je suis le vent" de Jon Fosse
mise en scène Patrice Chéreau - création 2011

Chorégraphe et compagnon de route de Patrice Chéreau sur ses dernières production de théâtre ou d’opéra, Thierry Thieû Niang l’avait mis en scène dans sa création “du printemps” présentée à Valence puis à Paris. Patrice Chéreau y lisait des extraits du journal de Nijinsky et partageait le plateau avec une troupe de seniors amateurs. Dans "les Inrocks" Thierry Thieu Niang se souvient.




"J’écris pour faire résonner le silence, la douceur du souffle de l’air dans les arbres ; dans cet arbre où il rêvait de voir grimper les actrices et les acteurs de Comme il vous plaira... Un arbre qui bougerait lentement au milieu des spectateurs…
Nous étions à côté d’Assise en Italie où il lisait Coma de Pierre Guyotat et il avait ramassé sur un chemin une feuille couleur d’or qu’il avait glissée dans un de ses livres.
C’est pour Richard, pour le décor ! ”
Le soir il a eu la surprise de voir Marianne et Jean Louis Trintignant venus en voiture d’Uzès pour le voir, l’écouter. Je les ai regardés longtemps, l’un l’autre les deux ensemble, vifs, clairs et heureux de se voir. Ils se disaient en riant qu’il fallait travailler, travailler jusqu’au bout.
Lire, écrire, dire des textes, des poèmes. Raconter des histoires.
C’est vrai qu’avec lui, par lui, en travaillant avec lui, je n’ai plus eu peur de travailler.
Et je rajoute : Le travail du vivre.
Pendant ces années au travail ensemble, j’ai partagé surtout ce que je vivais moi ; toutes les danses avec les enfants autistes, les personnes âgées, les prisonniers, tous ces inconnus empêchés et si vivants de mouvements.
Et il a regardé, curieux de tout ; il a retenu des souffles, des élans, des cercles, des présences au présent de ces gens pour continuer à les faire résonner dans son travail…
Je le connais à cet endroit là ; la présence à l’autre ; à l’autre autre.
De la maison des morts, La douleur, au bois dormant, I’m a the wind, les lieder de Wagner, La nuit juste avant les forêts, Coma, Elektra
J’ai quitté Paris pour la tournée ” du printemps ”  des seniors ; il devait être là en alternance avec un autre comédien pour lire des extraits des carnets de Nijinsky.
Caen, Vire, St-Ouen, Sète, même Séville où il avait sa maison…
Je fais comme il disait ; continuer à travailler, travailler les mots, les gestes, les espaces entre, les silences aussi, travailler pour les spectateurs et pour la vie qui va avec…
Ces jours prochains,  je le fais pour lui… et je suis bouleversé et fier que ce soient ces femmes et ces hommes amateurs et seniors qui, sur un plateau de théâtre, pieds nus et debout, jusqu’à courir encore et encore, qui avec moi lui disent : merci, merci Patrice…
Après, en cet automne triste – après le printemps dansé – j’irai ramasser d’autres feuilles jaunes pour son arbre…et lui donnerai du silence pour se reposer…"

... quand ARTE rend hommage à Chéreau, en nous invitant à revivre sa dernière Master Class, le 17 mars 2013 au Forum des images à Paris.



NB) Encore et toujours, 
        quand Patrick Chéreau  a déjà marquer et marquera encore le Zen News :


- en janvier 2012 : on donnait déjà un joli coup de coeur à "La nuit juste avant la forêt" quand Patrice Chéreau et Thierry Thieû Niang mettent en scène une désespérance que nous adresse en pleine face Romain Duris !
- perdu dans le Flash-book de mai 2013 :  / DANSER LE PRINTEMPS À L'AUTOMNE / Quand Thierry Niang met en scène Patrick Chéreau dans une lecture d'extraits du journal de Nijinsky.



24.6.13

So vintage !


FACES B n°5 - So vintage ! - juin 2013
Photo de UNE réalisée par Anthony Rojo, avec la complicité élégante de Blandine


"C'était mieux avant,... ou pas !" 

Au lendemain de l'été,  le nouveau FACES B est arrivé !

Ce numéro 5 est résolument vintage.

" A mains nues, nous marchons les yeux fermés
vers l'être que nous sommes…"
Portrait Anthony Rojo - juin 2013
A tous les nostalgiques des paradis perdus, de ceux qui pensent que c’était mieux avant, j’aurais sûrement du mal à leur donner raison ! C’est vrai, moi qui perçois la vie comme une partition, suite de péripéties et de rebondissements, je préfère largement me tourner vers l’avant.

Non loin du passé mais proche de l’avenir, je tente simplement de vivre ma vie maintenant. J’envisage mon existence dans ce qu’elle a de plus intense, préférant en tout temps les frasques du présent. Pourtant, je sais que nous ne sommes jamais à l’abri de flashbacks étonnants.

Par un signe, une trace, une couleur, une odeur…, l’histoire que nous menons nous surprend parfois à convoquer l’âge d’or, paysage idéal des souvenirs d’enfants. Et bien détrompez-vous, voilà que j’aime soudain retrouver ces images qui jalonnent mon chemin. Quelle joie d’observer finalement que l’enfant d’hier, n’est pas si éloigné de l’homme d’aujourd’hui. 

Au fond, n’est-ce pas là toute la vertu d’une « vintage memory » ?

Pour partager avec nous l'esprit FACES B,

n'hésitez plus à venir nous retrouver sur FACE(S) BOOK.

Une partie du comité de rédaction FACES B
juin 2013
Bonne lecture...

30.5.13

TEDx Bordeaux : rêvez avec nous !



Osez / Imaginez / Partagez / Améliorez



Nous rêvons tous de transformer le monde qui nous appartient déjà, pour le rendre meilleur ou même le changer pour de bon. En cela nous sommes des ouvriers du rêve : comptant sur notre imagination et notre soif de possibles… mais aussi sur celles des autres.
Ainsi, la tête dans les nuages, nous rêvons déjà ! Et voilà que la passion, la liberté,  le temps, l’aventure, le  voyage, l’égalité, l’espoir, l’évasion… deviennent autant de facteurs de motivations qui nous poussent ensemble à envisager la vie différemment.
 
Tout comme le TEDx ,
le rêve est plus que jamais un langage universel à partager avec vous.

En 2013, prenez place à nos cotés pour vivre une expérience onirique, mécanique, et  utopique, portée par une ambition collective : We have a dream !

18.5.13

#05 Est-ce vraiment mieux chez Keith & Anita ?...


... Perso, je ne crois pas !

/ le 18 mai à bord d'un train : impressions nostalgiques



Perdu dans la "Nuit des Musés", au milieu de choses intenses qu'il s'agit d'observer, choses trop vivantes pour les saisir parfois... Nous revoilà !

Je me revois prendre la température d'un "Printemps des Poètes" teinté d'une pluie à 23°C et vouloir brusquement me préoccuper du moral de la France… Comprendre, voilà encore et toujours une idée me plaît !


Mais attention, pour ne pas sombrer dans le misérabilisme évoquant la crise, ou une simple métamorphose qui génère de l'inquiétude, le Zen News préfère nous parler ou plus justement parler de nous. Au fond, ici, peu importe l'état du pays... Ouf, une nouvelle fois sauvés par notre égo, on en vient à se poser d'autres questions :

Dans ce contexte perturbé, face à ces constats fluctuants, sommes-nous finalement les hommes de la situation ? Et nous dans tout ça, où sommes-nous ? et où en sommes-nous vraiment ? "... Dans une poubelle, le nez au ciel... Dans un hôtel au Sofitel... dans un brouillard, au fil de l'eau... à Zanzibar ou à Bordeaux

Tout l'enjeu serait alors de se situer pour mieux se cerner, pour ne pas perdre son intégrité ! Difficile ? Pas vraiment... Inutile de choisir un camp pour obtenir la solution, d'ailleurs le Maestro le chantera bientôt à la radio : "Soit tu es l'un ou soit tu es l'autre, t'es un homme ou bien tu péris, tu peux choisir de ne pas être, de simplement pousser ce cri : ni l'un ni l'autre, je suis, j'étais et resterai moi". Ainsi, enfermé dans nos délires introspectifs, en politique comme en classe publique, on se retrouve parois où l'on veut  et toujours où l'on peut. Il se trouve qu’on aime souvent se poser où tout est tranquille, à l'ombre du fracas et où la vie scintille, où il fait finalement bon d'exister. Bref, il faut bien l'avouer, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer être en paix.

Comment et pourquoi ?... cette quête se fait souvent de manière inconsciente mais jamais sans adjuvant. Sur ce point, pour le "avec qui" et "avec quoi" on peut toujours compter sur Charles et Diana, sur Pimprenelle et Nicolas, sur Keith et Anita, ou même sur Bernard et Bianca... compter sur l'espoir ou d'autres trucs comme ça.
On quitte souvent le bien pour aller vers le mieux, mais quand tout va trop vite, on peut oublier de regarder autour de nous et s'oublier dans un monde qui ne nous ressemble pas. Alors est-ce qu'on est vraiment mieux chez Keith & Anita ? Difficile de répondre à Carla, nous ne savons plus ou ne savons pas... Et si nous en étions déjà plus là ?


Emportez par la vitesse du mois de mai, offrez-vous un monde à nuancer :




  • CÔTÉ ZOOM / évolutions et évaluations des actions de communication : heureux qui communique, et on se moque bien au fond de savoir à qui ? pourquoi ? On aime faire le buzz et penser au court terme et pourtant prenons garde à ne pas oublier que  les pas les plus grands se font toujours en réfléchissant... #humeur.
  • CÔTÉ COEUR / "je ne t'ai pas suivi, je t'ai trouvé, c'est totalement différent" et si vous acceptiez de vous faire accompagner "le temps d'une aventure". Le dernier film de Jérôme Bonnel avec Emmanuelle Devos et Gabriel Byrne.
  • PORTRAIT DU MOIS / Jacques PFISTER, grand patron de la Chambre de Commerce  et d'Industrie de Marseille et Président du collectif MP 2013, rêve en grand et partage notre engagement capital pour la culture. [à retrouver dans Faces B - N°4, p.32-33]
  • CÔTÉ VEILLE / Au fil d'un rêve "Triple C" : entre Connaissances, Culture et Communication...

  • Laissons parler les Réseaux Sociaux








Quand début mai, "MY Global Bordeaux" rejoint "Papotiche" : Le sujet est vin chaud bouillant  !



Comme au mois de Mai, il n'y a pas de mai(s), aucune raison pour s’arrêter... 
RÉFLÉCHISSEZ un peu et AVANCEZ au mieux !

10.3.13

WE CAN DO IT !


FACES B n°4 - S'engager : we can do it ! - mars 2013
Magnifique photo de UNE réalisée par Anthony Rojo, avec la complicité de la pétillante Sophie Briand

"On vous l’annonçait pour demain, mais youpi on vous l'offre aujourd'hui" 
Telle une vague jaune annonçant le Printemps,  le nouveau FACES B est arrivé !
L'engagement est au programme de ce numéro 4
So, "YOU CAN DO IT" : à vos marques, prêt, likez, partagez...
... Faites tourner plus que jamais !




"On a tous notre mot à dire, reste à en choisir l’art et la manière…"

Portrait Anthony Rojo - mars 2013
Je m’attache aux actions réfléchies, à celles qui m’aident à plonger dans la vie. J’aime me sentir libre, n’appréciant guère les actes gratuits, même si je revendique mes petits grains de folie. S’interroger sur le pourquoi et réfléchir au comment, et si c’était ça le plus important ! Ne pas s’engager, tout en ayant la volonté et le courage de rester concerné, c’est ici alors que réside toute ma difficulté.
Aujourd’hui, je fais souvent rimer : immobilier avec perpétuité, devoir rester avec s’enraciner, ou encore se marier avec s’emprisonner (inutile alors d’aborder la paternité)… Rassurons-nous, rien n’est irrévocable ! J’espère encore évoluer, grandir, mûrir  peut-être même changer.
Par ailleurs, je reste fidèle à mes valeurs et connais mes priorités. Je sais y trouver toutes mes motivations, celles qui donnent à ma vie ce qu’il faut de mouvements. Livré sans engagement ne signifie donc pas être privé de convictions. Et si je ne suis pas de ceux qui brandissent des panneaux pour défendre des idéaux, c’est juste que je réponds à un autre credo: S’engager intrinsèquement, vivre, poursuivre discrètement mais toujours fidèlement.


Pour partager avec nous l'esprit FACES B,

n'hésitez plus à venir nous retrouver sur FACE(S) BOOK.

Une partie du comité de rédaction FACES B
Photo David Mauzat , mars 2013

bonne lecture

28.2.13

Cartes postales de souvenirs

En février / mars, les weekends se suivent mais ne se ressemblent pas. Je m'interroge : comment vous faire part de mes coups de cœur du moment, sans oublier de les vivre à fond ?
Au présent, saisir l'instant, noter les émotions, fixer les sensation, sans trop se préoccuper de la forme ni de la rédaction...
Après, vouloir partager, diffuser, envoyer, quelques images légendées. Pour simplement vous dire j'y étais ? pas forcément, peut être susciter des réactions, échanger des perceptions...
Aujourd'hui, au fond, on en garde des bons souvenirs, et sur le vieux buffet sous la poussière grise, il reste des cartes postales.



Se perdre dans l’œuvre de Hopper, puis monter au Sacré Cœur.
Voir Dalí comme « un génie extravaguant », et croiser une vieille dame de 850 ans.
 






Ce weekend, direction le Nord : C'est Carnaval !
On se reconnait, on se retrouve, on chante...
On partage juste un grand moment de joie collective.



pas après pas, le temps est passé aussi simplement que ça.
le brunch était si bon, loin des efforts du semi-marathon !

20.1.13

Janvier 2013 : 




Souvenons-nous d'Andrée Putman


entre stylisme, design, et architecture,
rigueur et minimalisme,
"réinventer le quotidien et ses objets dans leur simplicité".




Hier nous apprenions la disparition d'Andrée Putman (1925-2013).


Je me rappelle alors de la pertinence de son oeuvre et de sa réflexion sur  la ville et son patrimoine, Une vision sur la "beauté" de Bordeaux que nous avions partagé ensemble en 2008. Un beau souvenir pour Camille Forgeau et moi qui avons eu l'honneur (ou l'audace) de l'interviewer pour "Les points sur le I" (le journal de l'ISIC, n°31).

Perdu dans le dossier central consacré au patrimoine - "Patrimoine, mon beau miroir" - on retrouve  en pages 8/9 notre article de l'époque : "Deux figures dans la ville : une histoire de styles".  
Une aventure étudiante présentant des regards croisés sur la ville, redécouvrez ici celui de l'artiste :



    © Xavier Bréjot
 – TRIPOD AGENCY -

Construire la ville, intégrer son histoire, respecter sa personnalité, adopter son usage... En janvier 2008, Andrée Putman revient sur son expérience bordelaise [C'est en 1988 qu'elle signe l'aménagement du CAPC]. Pour elle, le patrimoine est nécessairement vecteur d'image. Son approche  confirme d'ailleurs l'idée que "le beau" n'est pas en une fin soi. Souvenons-nous de ses propos...




Les Points sur les I : Vous avez une notoriété internationale. Pourquoi avoir accepté la commande du CAPC de Bordeaux ?
Andrée Putman : Je suis clairvoyante par nature et toujours prête pour de  nouvelles aventures. J’ai participé à de nombreux projets marqués par leur éclectisme. On m’a confié, par exemple, l’aménagement de plusieurs maisons ou hôtels particuliers, pour lesquels j'ai dû me faire portraitiste, mais je n’avais jamais contribué à l’édification d’un musée. Mon impatience était donc grande !
J’ai été comblée par la liberté qu’on me laissa pour la réalisation du CAPC. Il ne s’agissait plus de décelé l’univers de quelqu’un  mais d’un lieu, j’ai donc pu y introduire ma propre perception. D’ailleurs j’ai décelé très tôt la splendeur potentielle du futur musée.

PI : La ville de Bordeaux vous a-t-elle influencée pour créer la scénographie ?
AP. : Il ne pouvait en être autrement. Le patrimoine historique de Bordeaux est d’une grande richesse. L’emplacement de l’entrepôt dans l’ancien quartier des Chartrons offrait des perspectives intéressantes. Cette richesse culturelle s’est donc tout naturellement retrouvée dans mon travail de scénographie du CAPC.
Je n’imaginais pas au début de cette aventure à quel point j’allais vivre un moment de travail dense, complexe et si jubilatoire. Aménager imaginer des lieux ou créer des itinéraires en donnant un sens à la découverte d’un bâtiment, c’est ce que j’ai fait, en y apportant une tonalité nouvelle. 

Attrium du CAPC,
musée d'Art Contemporain de Bordeaux
aménagé par Andrée Putman   

© CAPC 
PI : Vous semblez avoir, dans vos réalisations, une certaine « obsession de la vérité ». Pour vous, le bâtiment, doit-il  nécessairement être intégré dans son contexte pour être porteur de sens ?
AP. : Donner de l’importance à la vérité dans la réalisation, c’est avant tout comprendre le bâtiment. Pour le CAPC, nous avons pu compter sur les atouts spectaculaires du bâtiment dont son immense nef et sa galerie de onze salles.
Mais l’authenticité du lieu se traduit également par son rôle à jouer. C’est comme une maison, cinq, dix ans plus tard, elle ne présente plus les mêmes caractéristiques qu’elle avait lorsqu’elle a été livrée. Parce qu’elle a justement vécu la vie des autres. Le CAPC, lui, est porté par les œuvres qu’il présente, elles qui lui donne du sens. 

PI : De même, le patrimoine sert parfois de faire valoir à la ville : « Il faut faire du beau pour du beau » ! Qu'en pensez-vous ?

AP. : Une belle réalisation peut toujours servir pour défendre l’image d’une ville. Toutefois, je m'applique,  par un travail de fourmi, à faire exister des bâtiments par / pour eux-mêmes. Chargés d’une beauté particulière, ils sont là pour habiter littéralement l’espace urbain... Mais il est normal que les bâtiments marquants puissent renforcer la colonne vertébrale patrimoniale d’une ville. Le beau ne doit pas pour autant être porteur d’une valeur ostentatoire. Il est pour moi le fruit de quelque chose de vrai, de vécu.

PI : Vous avez été l'une des "pionnières" du renouveau patrimonial de Bordeaux, aujourd’hui classée à l’UNESCO, Selon vous, Le CAPC est-il pour autant devenu un outil de communication moderne pour la ville de Bordeaux ?
AP. : En tout cas, je crois que le CAPC possède toutes les qualités pour l’être. C’est fascinant de penser un bâtiment dans son évolution, de percevoir son inscription au patrimoine de la ville  comme acteur commercial puis comme figure culturelle. A chaque époque la ville a su en tirer profit et le mettre au service de différents usages.
Le CAPC, en soi n’est qu’un vieil entrepôt miraculeux, mais j’aime à penser qu’il a une force et un éclat particulier. Il serait presque dommage de ne pas le concevoir comme outil de communication puisqu’il s’appuie sur une histoire unique et singulière.

Propos recueillis par Camille FORGEAU et Nicolas CHABRIER
pour "Les points sur les I" en janvier  2008
Remerciements particuliers  :
- à l'équipe du Studio PUTMAN qui a rendu cet travail possible.
- à l'équipe du CAPC qui a accepté de nous céder les droits photographiques.

- à l'équipe pédagogique des "Points sur les I" / ISIC :  Marie-Pascale MIGNOT (architecte-scénographe) / Annick MONSEIGNE (Maître de conférences - Université Bordeaux3) / Didier BEAUJARDIN (Conseil Général de la Gironde) / Philippe Loquay (Ancien directeur de l'ISIC) et Jacques Palut (Photographe).